Venise, 25 ans après : des retrouvailles et quelques surprises
ll y a 25 ans, je découvrais Venise pour la première fois. J’étais alors avec mes parents, en voyage en Italie pour deux mois. Mon père était en déplacement professionnel au bord du lac de Côme et nous avions profité de cette escapade pour prendre le train et passer une journée dans la célèbre cité des Doges.
De ce premier voyage, je garde finalement assez peu de souvenirs précis. Une impression de chaleur, beaucoup de monde et une balade en gondole. Le reste est plutôt flou.
Alors, quand ma fille a émis le souhait de découvrir Venise, j’ai d’abord été un peu mitigée. J’y étais déjà allée, après tout. Mais elle adore l’Italie et avait très envie de découvrir cette ville mythique. Et puis, il y avait une autre bonne raison de faire le déplacement : Burano. Cette petite île aux maisons colorées que je voyais défiler sur Instagram depuis des années et qui me faisait rêver.
L’occasion était donc parfaite pour faire coup double !
Nous voilà partis début août pour deux nuits à Venise. Et finalement, ces retrouvailles m’ont bien plus marquée que je ne l’aurais imaginé.
Pour découvrir les photos de notre passage à Venise, rendez-vous dans les stories à la une sur notre Instagram Maison Anangu. C’est là que je partage toutes mes passions et mes différents projets, voyage, écriture ou bien-être !
Arriver à Venise par le Grand Canal
Pour notre séjour, nous avons choisi de loger sur l’île de Tronchetto, à l’entrée de Venise.
Quand on voyage en voiture, ce n’est pas forcément le premier endroit auquel on pense, mais c’était une solution particulièrement pratique pour nous. Nous avons réservé une chambre au Hampton by Hilton Venice Isola Nuova, un hôtel récent disposant de son propre parking.
L’idée était simple : laisser la voiture à l’hôtel et rejoindre le centre historique en vaporetto. Et quelle bonne idée !
Il faut une vingtaine de minutes pour rejoindre le cœur de Venise, mais surtout, on découvre la ville depuis le Grand Canal. Les palais défilent, les bateaux se croisent, les façades semblent sortir d’un autre temps. Une arrivée qui donne immédiatement le ton du séjour.
C’est aussi une façon assez magique de retrouver Venise. On ne débarque pas directement au milieu des touristes, on prend le temps de la voir apparaître progressivement.
Nous avions pris un pass vaporetto de 48 heures, ce qui nous a permis de circuler facilement pendant notre séjour, notamment pour rejoindre les îles.
Se perdre dans Venise, tout simplement
Venise fait partie de ces villes où l’on pourrait passer des heures à marcher sans vraiment savoir où l’on va.
Bien sûr, nous sommes passés par les incontournables : la place Saint-Marc, le Grand Canal, le pont du Rialto… Difficile de visiter Venise sans découvrir ces lieux emblématiques.
Mais ce que je préfère ici, c’est justement de quitter les grands axes et de se laisser porter.
Tourner à gauche plutôt qu’à droite, traverser un petit pont, longer un canal, tomber sur une placette presque déserte… C’est souvent dans ces moments-là que l’on découvre une autre facette de la ville.
Celle qui semble moins mise en scène, moins fréquentée, plus vivante.
Je retrouve alors ce que j’aime dans le voyage : ne pas forcément chercher à tout voir, mais prendre le temps de regarder ce qui se présente à nous.
Et puis, il y a ce sentiment assez particulier que procure Venise. Avec ses canaux, ses ruelles et ses façades parfois décrépies, on a parfois l’impression de déambuler dans un décor de cinéma.
Sauf qu’ici, le décor est bien réel.
Burano, un rêve haut en couleur
C’est sans doute l’une des visites que j’attendais le plus.
Depuis des années, je voyais passer sur Instagram ces petites maisons aux façades colorées, ces canaux bordés de couleurs pastel et ces ruelles qui semblent tout droit sorties d’un conte.
Je m’étais souvent dit que Burano serait une destination difficile à intégrer dans un voyage. Faire douze heures de voiture, ou davantage (je n’ai pas vérifié !), uniquement pour découvrir cette île ne me semblait pas franchement raisonnable.
Mais puisque nous étions à Venise, il aurait été dommage de ne pas en profiter.
Nous avons donc consacré une matinée à cette excursion. Après un trajet en vaporetto, nous voilà enfin sur l’île.
Et je dois dire que je n’ai pas été déçue !
Les maisons colorées sont bien là, les petits canaux aussi. On passe d’une ruelle à l’autre, on s’arrête pour observer les façades, on prend quelques photos… Bref, on profite.
Mais ce qui m’a le plus plu, au-delà des couleurs, c’est l’ambiance.
Nous étions partis le matin et avons trouvé Burano relativement calme. Loin de l’agitation de Venise, l’île nous a offert une parenthèse particulièrement agréable.
Nous avons même improvisé un petit pique-nique, assis par terre dans une ruelle.
Rien d’extraordinaire en apparence. Nous avions simplement prévu de garder notre budget pour un restaurant le soir. Mais ce sont aussi ces petits moments sans prétention qui font les bons souvenirs de voyage.
Burano faisait partie de mes envies depuis longtemps. Pouvoir enfin la découvrir, et surtout la partager avec ma famille, a rendu cette escapade encore plus agréable.
Une belle façon de faire d’une pierre deux coups !
Le ghetto juif, une autre facette de Venise
Parmi les endroits que nous avons découverts, l’ancien ghetto juif de Venise m’a particulièrement marquée.
Le contraste avec les quartiers les plus touristiques est saisissant.
Ici, l’atmosphère change. Les ruelles semblent plus étroites, les bâtiments plus sombres, l’architecture plus austère. Il y a quelque chose de presque oppressant dans cet endroit.
Nous nous sommes simplement promenés, sans visite guidée ni programme particulier. Mais même sans connaître tous les détails de son histoire, on ressent que ce quartier porte une mémoire particulière.
C’est une autre Venise que l’on découvre ici. Une Venise moins spectaculaire, moins colorée, mais qui mérite vraiment que l’on prenne le temps de s’y arrêter.
Je crois que c’est aussi ce qui m’a plu dans notre séjour : passer d’une ambiance à l’autre, découvrir une ville qui ne se résume pas à ses cartes postales.
La gondole : quand le rêve rencontre la réalité !
Bon, parlons maintenant de la gondole.
Au départ, je n’avais pas spécialement prévu de faire cette balade. Mais je voyais bien que ma fille était déçue à l’idée de repartir sans avoir vécu cette expérience. Alors, pour lui faire plaisir, nous avons finalement décidé de tenter l’aventure.
Et quand je dis tenter, c’est vraiment le mot !
Moi, la reine de l’organisation, j’avais tout de même repéré un gondolier bien noté sur Google Maps avant notre départ. Parce que bon, quand on ne connaît pas, comment savoir lequel choisir ?
En fin d’après-midi, nous partons donc à sa recherche. Mon objectif : monter à bord avant 19 h, histoire d’éviter le tarif de nuit.
Première erreur de débutante : je n’avais pas anticipé qu’il fallait payer en espèces. Nous voilà donc partis à la recherche d’un distributeur.
Une fois l’argent retiré, direction notre gondolier préféré. Sauf que monsieur est parti en promenade et qu’un couple attend déjà son retour.
L’heure tourne. Le tarif de nuit approche.
On décide donc de tenter notre chance avec un deuxième gondolier, lui aussi repéré sur Google Maps, mais un peu moins bien noté et surtout situé à proximité.
Évidemment, nous arrivons trop tard. Tarif de nuit !
Bon, passons. Après tout, c’est un peu de ma faute.
Pour ne pas perdre davantage de temps, nous embarquons rapidement. Et là, deuxième erreur : ne pas demander le prix exact avant de monter.
Une fois la balade commencée, notre gondolier nous explique qu’il est possible de prolonger la promenade pour 40 euros supplémentaires.
Pas que je sois radine, mais j’avais prévu un budget et je n’avais de toute façon pas suffisamment de liquide. Sa solution ? Nous arrêter à un distributeur pendant la balade.
Euh… non merci ! Je ne vais quand même pas interrompre notre promenade pour aller retirer de l’argent.
Après quelques négociations, il accepte finalement de nous faire une remise correspondant à la somme que nous avions sur nous, un peu supérieure au tarif initial. Ouf !
Mais la suite ne sera pas franchement à la hauteur de mes attentes. Notre gondolier nous fait une petite visite commentée pendant une dizaine de minutes, puis passe une bonne partie du reste de la balade sur son téléphone.
Comment dire…Je m’étais imaginé un moment un peu hors du temps, une découverte de Venise depuis ses canaux, avec quelques explications et peut-être une petite anecdote sur la ville. J’ai surtout eu l’impression d’être un peu piégée dans une prestation touristique pas vraiment personnalisée.
Heureusement, mon mari et ma fille ont, eux, beaucoup apprécié la balade. Je suis peut-être un peu trop exigeante !
Et puis, finalement, je suis contente de l’avoir faite. Parce que cette expérience faisait partie des envies de ma fille et que c’est aussi pour cela que nous étions venus.
Mon conseil si vous souhaitez faire une balade en gondole : renseignez-vous sur les tarifs avant d’embarquer, vérifiez ce qui est compris dans la durée annoncée et prévoyez suffisamment d’espèces. Cela vous évitera quelques surprises !
Venise, 25 ans après…
Alors, qu’est-ce qui a changé en 25 ans ? Difficile de comparer précisément deux visites aussi éloignées dans le temps, d’autant que mes souvenirs de la première étaient assez flous.
Mais cette fois, j’ai été beaucoup plus impressionnée par la ville. Son architecture, ses canaux, ses palais, ses petites ruelles… Venise a quelque chose d’unique. Elle fascine et émerveille, même lorsqu’on croit déjà la connaître.
Bien sûr, il y a le monde. Début août, nous n’avons pas échappé à la fréquentation touristique. Mais finalement, cela ne nous a pas empêchés de profiter de notre séjour. Je crois que nous sommes aujourd’hui tellement habitués au surtourisme dans les grandes destinations que Venise ne nous a pas semblé si différente d’autres endroits très fréquentés.
En revanche, j’ai parfois eu cette impression étrange d’être dans un immense décor de cinéma, presque un Disney sur l’eau. Tout semble organisé autour du visiteur, de la promenade en gondole aux boutiques de souvenirs. Et pourtant, je sais bien qu’il y a encore des habitants, une vraie vie derrière ces façades.
C’est sans doute l’une des grandes contradictions de Venise : une ville tellement belle et singulière qu’elle attire le monde entier, au risque de perdre peu à peu ce qui fait son authenticité.
Mais je préfère garder de ces deux jours les ruelles dans lesquelles nous nous sommes perdus, les couleurs de Burano, notre pique-nique improvisé, l’atmosphère du ghetto juif et cette arrivée magique par le Grand Canal.
Et surtout, le plaisir d’avoir fait découvrir cette ville à ma fille. Il y a 25 ans, j’étais celle qui découvrait Venise avec ses parents. Aujourd’hui, j’étais celle qui la faisait découvrir à son enfant. Et finalement, c’est peut-être cela que j’ai préféré dans ce voyage.
Certaines destinations méritent qu’on y retourne. Pas forcément pour les mêmes raisons, ni avec le même regard.
Mais simplement parce que les souvenirs ont parfois besoin de se transmettre pour continuer à vivre.
Et si vous me confiez votre projet de voyage ?
Vous commencez peut-être à comprendre pourquoi j’aime autant préparer nos voyages.
Je peux passer beaucoup trop de temps à regarder une carte, calculer les kilomètres, chercher où dormir, vérifier si un détour vaut réellement le coup, comparer deux villes ou me demander si ça vaut la peine de payer une activité.
Bref, je m’amuse avec des tableaux Excel pendant que d’autres regardent Netflix.
Et c’est justement ce que je propose avec Biboux Voyageurs.
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Mais pour essayer de construire le voyage qui correspond réellement à votre façon de voyager !
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